Jardin et extérieurs Blangy-le-Château · Pays d'Auge

Entretien de jardin à Blangy : tonte, haies, arrosage

Sept logements sur dix sont des maisons à Blangy-le-Château, selon l'Insee, et beaucoup s'accompagnent d'un jardin qui pousse sans attendre ses propriétaires. Tonte, taille, arrosage et nettoyage de saison suivent un calendrier simple ; l'eau du jardin, elle, se protège avant l'hiver.

Maison normande à pans de bois, pelouse tondue et massifs devant la façade

Visuel d'illustration.

Un jardin entretenu toute l'année

D'après l'Insee, 27,1 % des logements de la commune sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels (2023). Pour ces maisons, le jardin pose une difficulté particulière : il continue de pousser entre deux séjours. Une pelouse laissée plusieurs semaines au printemps se tond mal, une haie oubliée un été déborde sur le chemin, et les feuilles d'automne bouchent gouttières et regards bien avant le retour des propriétaires.

Le calendrier se construit donc à l'avance, saison par saison. Au printemps, on reprend la tonte, on remet l'arrosage en service et l'on taille ce qui a souffert de l'hiver. L'été demande surtout de la régularité ; l'automne, des feuilles à ramasser et des réseaux d'eau extérieurs à vider. Sans façade maritime, la commune échappe aux embruns : les haies et les massifs y souffrent moins du sel que sur la côte.

Pelouse et bordures

Une belle pelouse tient d'abord à une tonte régulière, jamais trop rase. Couper court en été expose la terre au soleil et laisse la place à la mousse et aux herbes indésirables à l'automne. Une lame bien affûtée coupe net au lieu d'arracher. La tonte dite mulching, qui hache finement l'herbe et la laisse sur place, nourrit le sol et évite d'évacuer des sacs de déchets à chaque passage.

Les bordures font la netteté d'un jardin : arêtes de pelouse recoupées, pieds de murs et de clôtures dégagés, allées désherbées à la main ou à la binette plutôt qu'avec des produits. On évite de tondre une herbe détrempée, qui s'arrache et tasse le sol. Quant aux horaires, ceux des engins bruyants relèvent d'un arrêté de la commune ou du préfet : on les vérifie en mairie avant d'organiser les passages.

Tailler au bon moment

Chaque haie a son calendrier. Les arbustes qui fleurissent au printemps se taillent après leur floraison, pour ne pas supprimer les boutons de l'année suivante ; les haies persistantes se reprennent à la fin de l'hiver et à la fin de l'été. Pendant la période où les oiseaux nichent, au printemps et au début de l'été, on évite les tailles sévères : un simple coup d'œil dans la haie avant de commencer évite de détruire une nichée.

La taille se fait aussi dans le respect du voisinage. Le Code civil fixe des distances de plantation par rapport à la limite de propriété, selon la hauteur des arbres et des haies, et un voisin peut exiger que soient coupées les branches qui avancent chez lui. Pour les grands arbres, l'élagage en hauteur revient à un élagueur, équipé et formé pour travailler dans le houppier, la partie haute de l'arbre.

Arroser sans gaspiller

L'arrosage le plus économe est celui que l'on évite. Une pelouse bien installée peut jaunir en été puis repartir avec les pluies d'automne ; l'eau se réserve alors aux plantations de l'année, au potager et aux pots. On arrose au pied, tôt le matin ou le soir, quand l'évaporation est faible, et l'on paille les massifs pour garder la fraîcheur du sol.

En période de sécheresse, des arrêtés du préfet peuvent restreindre l'arrosage ; les mesures en vigueur se consultent sur vigieau.gouv.fr, et elles valent aussi pour un arrosage automatique, qu'il faut alors reprogrammer. Pour une maison souvent vide, ce type d'installation, s'il est bien conçu, rend service, à condition de respecter quelques règles :

  • un goutte-à-goutte pour les massifs et les haies, plus sobre qu'un arroseur
  • un programmateur d'arrosage avec sonde de pluie, qui suspend les cycles après une averse
  • un clapet anti-retour sur le départ, pour qu'aucune eau du jardin ne remonte dans le réseau de la maison
  • une cuve de récupération d'eau de pluie, réservée aux seuls usages extérieurs

Feuilles, branches et déchets verts

Le brûlage des déchets verts est interdit, y compris au fond du jardin. Les tontes, feuilles et petites tailles trouvent leur place au compost, mélangées pour qu'il respire. Les branches passent au broyeur : le broyat, ces copeaux de bois frais, sert de paillage au pied des haies et des massifs, où il limite les herbes indésirables et garde le sol humide. Le surplus part en déchetterie.

Les feuilles demandent une attention de plombier autant que de jardinier. Laissées sur la pelouse, elles l'étouffent ; tombées dans les gouttières, elles bouchent les descentes et font déborder l'eau contre les murs, ce qu'une maison à pans de bois supporte mal. On nettoie donc gouttières, regards et grilles d'eaux pluviales après la chute des feuilles, et l'on vérifie que l'eau s'écoule loin des fondations.

L'eau du jardin et le gel

Avant les premières gelées, chaque robinet extérieur se vidange. On ferme la vanne d'isolement placée à l'intérieur, on ouvre le robinet du jardin pour faire sortir l'eau, puis on le laisse ouvert tout l'hiver. Un robinet antigel, dont le clapet se trouve à l'intérieur du mur, à l'abri du froid, évite cette manœuvre. Le tuyau d'arrosage et le programmateur se rentrent dans un local hors gel.

Un arrosage enterré se purge entièrement, parfois à l'air comprimé, pour qu'aucune eau ne reste dans les tuyaux et les électrovannes. La pompe d'une cuve de récupération se débranche et se met à l'abri. Pour une maison fermée l'hiver, un passage après une forte gelée permet de repérer un tuyau fendu avant qu'il ne fuie au dégel. Nous intervenons à Blangy-le-Château et dans les communes voisines, comme Saint-Philbert-des-Champs, Bonneville-la-Louvet et Le Breuil-en-Auge.

Questions fréquentes

Brûler les feuilles mortes au fond du jardin est-il permis ?

Non. Le brûlage des déchets verts est interdit, même en petite quantité : il dégage des fumées polluantes et gêne le voisinage. Les feuilles se compostent, se broient avec la tondeuse pour pailler les massifs, ou partent en déchetterie. Pour un grand terrain, un broyeur loué ou un passage dédié règle la question à l'automne.

Qui doit élaguer un grand arbre qui dépasse chez le voisin ?

Le propriétaire de l'arbre. Le Code civil permet au voisin d'exiger la coupe des branches qui avancent sur son terrain. Pour un arbre de grande taille, l'élagage en hauteur se confie à un élagueur, équipé pour travailler sur cordes ou en nacelle ; l'entretien courant du jardin s'occupe ensuite des haies et des tailles accessibles depuis le sol.

Comment le jardin est-il suivi pendant une longue absence ?

Par des passages réguliers, dont le rythme se définit ensemble selon la saison et la taille du terrain : tonte, contrôle de l'arrosage, ramassage des branches après un coup de vent. Un compte rendu avec photos peut vous montrer l'état du jardin à distance. Pour une maison fermée l'hiver, on y ajoute la vérification des robinets extérieurs après les fortes gelées.