Un WC japonais en étage
D'après l'Insee, en 2023, 51 % des logements de Mondeville sont des appartements, et plus de la moitié des résidences principales ont été achevées de 1946 à 1990. Dans ces immeubles, le WC occupe en général une petite pièce séparée, au plus près de la chute, ce gros tuyau vertical qui reçoit les eaux usées de tous les étages. Sa place est donc fixée par le bâtiment, et c'est rarement elle qui change.
Le WC lavant, ou WC japonais, ajoute à une cuvette une douchette, un réchauffage de l'eau et parfois un séchage. Il existe en abattant lavant, posé sur la cuvette en place, ou en WC complet, au sol ou suspendu. En appartement, l'abattant lavant limite les travaux ; le WC suspendu sur bâti-support, un châssis caché dans une cloison, suppose de pouvoir monter un coffrage devant le mur.
Le raccord à la chute commune
La cuvette se raccorde au branchement du logement par une pipe, un tube coudé ou droit qui relie sa sortie à l'évacuation. Un WC japonais au sol a souvent une sortie placée autrement qu'une cuvette ancienne : on vérifie l'écart entre le mur et l'axe du branchement, et l'on choisit une pipe adaptée, sans contre-pente. Un raccord mal aligné fuit au pied de la cuvette, chez vous ou chez le voisin du dessous.
La chute elle-même appartient en général aux parties communes. On ne la perce pas et on ne la modifie pas sans l'accord de la copropriété. Dans un immeuble ancien, certaines chutes sont en fonte, d'autres en fibrociment : ce dernier matériau ne se coupe ni ne se perce sans diagnostic préalable, car il peut contenir de l'amiante. Le branchement privatif, entre la chute et la cuvette, se reprend plus librement.
Eau et robinet d'arrêt
Côté eau, on se branche sur l'eau froide qui alimente le réservoir, par un raccord en T et le flexible prescrit par le fabricant. Un robinet d'arrêt dédié, accessible sans démonter le coffrage, permet de couper le WC seul. En appartement, c'est d'autant plus utile que la vanne générale se trouve souvent sur le palier ou dans une gaine technique, parfois difficile d'accès.
Le WC japonais intègre un dispositif contre les retours d'eau, qui empêche l'eau de la cuvette de remonter vers le réseau de l'immeuble : on vérifie sa présence à la pose. La pression compte aussi : parfois faible aux derniers étages, parfois forte en bas d'un immeuble, elle perturbe la douchette hors de la plage indiquée par la notice. Avec une eau de 18 à 23 °f suivant les réseaux, selon les analyses publiques du contrôle sanitaire, l'entartrage de la buse reste modéré.
La prise électrique
Le WC lavant a besoin d'une prise proche, souvent derrière ou à côté de la cuvette, à l'emplacement prévu par la notice. Les WC d'appartement en sont rarement équipés : un électricien tire une ligne protégée depuis le tableau, en goulotte ou encastrée. Si le WC se trouve dans la salle de bain, la position de la prise doit tenir compte des volumes de sécurité de la norme NF C 15-100.
Avec un modèle suspendu, la prise et l'arrivée d'eau se logent dans le coffrage, derrière une trappe ou derrière la plaque de commande, pour rester accessibles. On évite de les enfermer derrière le carrelage : un appareil électrique finit toujours par demander une intervention. Faire passer l'électricien et le plombier avant de fermer la cloison évite de rouvrir un mur fini.
Le bruit pour les voisins
Dans un immeuble, le bruit voyage par les murs et par les tuyaux. La chasse d'eau, la pompe de la douchette et le séchage s'entendent davantage avec un WC suspendu fixé sur un mur mitoyen. Un bâti-support équipé de fixations antivibratiles, désolidarisé de la cloison, et une isolation acoustique dans le coffrage limitent cette transmission.
La pipe et le branchement jusqu'à la chute peuvent aussi être gainés d'un isolant phonique, surtout s'ils longent une pièce de vie. Choisir un modèle dont la chasse est réglable, et comparer les niveaux sonores annoncés, aide également. Pensez enfin aux horaires des travaux : le règlement de copropriété les encadre parfois, et prévenir les voisins de l'étage facilite les choses.
Ce que dit le règlement
Le règlement de copropriété distingue les parties privatives, dont vous disposez librement, des parties communes, gérées par le syndicat des copropriétaires. Remplacer une cuvette par un WC japonais, sur le même branchement, relève en général du privatif. Toucher à la chute, à une gaine commune ou à un mur porteur demande en revanche l'accord de la copropriété, souvent en assemblée générale.
Avant les travaux, lisez le règlement, informez le syndic et demandez-lui les plans des réseaux s'il en dispose. Vérifiez aussi l'assurance du logement en cas de dégât des eaux pendant le chantier, et gardez les factures et la notice de l'appareil, utiles le jour d'une revente. Nous intervenons à Mondeville et dans les communes voisines, comme Giberville, Cormelles-le-Royal et Grentheville.
Questions fréquentes
En location, peut-on installer un WC japonais ?
Avec l'accord écrit du propriétaire, oui. L'abattant lavant est la solution la plus simple, car il se démonte en fin de bail et laisse la cuvette d'origine intacte. La prise électrique reste à créer par un électricien, ce qui demande aussi l'accord du bailleur. Gardez l'abattant d'origine pour le remettre en place à votre départ.
Le WC japonais consomme-t-il beaucoup d'électricité ?
L'essentiel de sa consommation vient du maintien en température de l'eau et de l'abattant. Les modèles à chauffage instantané, qui ne chauffent l'eau qu'au moment du lavage, et les modes d'économie, qui baissent la température la nuit ou pendant une absence, la réduisent nettement. Couper l'abattant chauffant en été est aussi un réflexe simple.
