Une suite dans une grande maison
D'après l'Insee, en 2023, une maison de Ranville compte en moyenne 5,1 pièces, et près de 97 % des logements sont des maisons. Le bâti y est varié : environ trois résidences principales sur dix ont été achevées de 1971 à 1990, plus d'une sur cinq de 2006 à 2020, et environ une sur dix avant 1919. Une chambre en trop, un bureau peu utilisé ou un grenier aménageable deviennent souvent le point de départ d'une suite.
Le plan se dessine à partir de la chambre, pas de la salle de bain. On garde la tête de lit sur un mur calme, loin des évacuations, et l'on place la salle de bain du côté où l'eau peut partir facilement. Un passage par le dressing crée un sas utile contre l'humidité et le bruit. La surface se répartit ensuite entre douche, vasques, rangements et circulation.
Où passer les réseaux
C'est souvent l'évacuation qui décide de l'emplacement. Une salle de bain d'étage se raccorde le plus simplement à une descente existante, celle d'une autre salle d'eau ou d'un WC, en gardant une pente régulière. Plus la nouvelle pièce s'en éloigne, plus le tuyau réclame de hauteur sous le plancher, ou un faux plafond dans la pièce du dessous pour cacher le tuyau.
L'eau chaude pose une autre question : dans une grande maison, la suite se trouve parfois loin du ballon, et l'on attend longtemps au robinet. Une boucle de circulation, ou un second point de production plus proche, règle ce problème. Le broyeur sanitaire, un petit appareil qui pompe les eaux usées vers une évacuation éloignée, reste une solution de dernier recours : il est bruyant et demande de l'entretien.
Le WC, séparé ou non
Intégrer le WC à la salle de bain fait gagner de la place, mais beaucoup préfèrent un petit local séparé, avec sa porte, pour l'intimité comme pour le bruit. Un WC suspendu sur bâti-support, un châssis caché dans une cloison, facilite le ménage et permet de loger une isolation phonique autour du réservoir. La cloison doit alors être assez épaisse pour l'accueillir.
Côté évacuation, le WC est l'appareil le plus exigeant : son tuyau est le plus gros et doit rejoindre la descente au plus court. C'est souvent lui qui fixe la position de toute la pièce. Les tuyaux qui traversent la chambre ou longent la tête de lit se gainent d'un isolant acoustique, pour que la chasse d'eau ne réveille personne la nuit.
Garder la chambre au sec
Ouvrir la salle de bain sur la chambre fait un bel effet sur plan, mais la vapeur va partout : sur les tissus, les murs froids, les placards. Si l'on veut une ouverture, une verrière ou une porte coulissante permettent de fermer pendant la douche. La ventilation mécanique extrait l'air humide dans la salle de bain, avec une entrée d'air côté chambre, pour que le flux aille toujours de la pièce sèche vers la pièce humide.
Un extracteur temporisé, qui tourne encore un moment après la douche, ou une bouche hygroréglable, dont le débit suit l'humidité, évitent la buée persistante ; leur raccordement électrique revient à un électricien. Au sol et au mur, la zone de douche reçoit une étanchéité sous carrelage. Le passage vers la chambre se traite avec un seuil discret, pour que l'eau ne file pas sur le parquet.
Douche, baignoire ou les deux
Dans une suite, la douche de plain-pied est souvent la pièce maîtresse : large, avec une paroi fixe et une douche de tête. Une baignoire îlot, posée au milieu de la pièce, demande une évacuation au sol à l'endroit exact du vidage, un plancher capable de porter son poids une fois remplie, et une robinetterie sur colonne ou encastrée dans le sol. Elle se prévoit dès le plan, jamais à la fin.
Les deux ensemble supposent une pièce généreuse. Une double vasque complète l'ensemble quand deux personnes se préparent en même temps ; chacune doit alors avoir son espace, sa lumière et ses rangements. Un mitigeur thermostatique, qui corrige seul la température quand un autre robinet s'ouvre, devient presque indispensable dans une grande maison où plusieurs points d'eau servent à la fois.
Les finitions qui comptent
Dans une suite, la salle de bain se voit depuis la chambre : les matières doivent dialoguer avec elle. Un même bois, une même teinte de pierre, un sol continu entre les deux pièces quand l'étanchéité le permet, donnent de l'unité. Marbre, pierre ou grands carreaux se choisissent avec leur entretien en tête, d'autant que l'eau du réseau est très calcaire selon le contrôle sanitaire. Le nuancier du site aide à comparer.
L'éclairage se pense en couches : une lumière douce pour la nuit, une lumière de face au miroir, un éclairage d'ambiance. Les points lumineux et les prises sont posés par un électricien, dans le respect des volumes de sécurité de la norme NF C 15-100. Robinetterie, poignées et accessoires gagnent à partager la même finition. Nous intervenons à Ranville et dans les communes voisines, comme Hérouvillette, Bénouville et Escoville.
Questions fréquentes
Les combles peuvent-ils accueillir la suite ?
Souvent, si la hauteur sous plafond et le plancher le permettent. Le plancher doit porter la charge d'une salle de bain, la ventilation doit sortir en toiture et l'évacuation doit rejoindre une descente avec une pente suffisante. L'isolation du toit compte aussi : une salle de bain sous des rampants froids se couvre vite de condensation.
Quelle surface prévoir pour la salle de bain de la suite ?
Il n'existe pas de surface type. On part des équipements souhaités et de l'espace nécessaire pour circuler et se sécher autour de chacun : une grande douche et une double vasque n'occupent pas la même place qu'une baignoire îlot. Un plan coté, dessiné avant les travaux, montre vite si la pièce choisie suffit ou s'il faut empiéter sur la chambre.
